Comment apprendre à Etre plutôt qu’à « Faire »

Comment apprendre à Etre plutôt qu’à « Faire »

Mary Mann

Pour ne pas vivre en somnambule !

Comment Etre au monde et ne pas résumer sa vie à une suite de tâches effectuées ? Chaque jour, pris dans le tourbillon quotidien, nous avons trop tendance à nous oublier. C’est ce qu’Anita Moorjani nous invite à méditer, riche de son expérience de mort imminente qui lui a donné une conscience élargie de la vie.

Anita Moorjani – qui a fait une expérience de mort imminente inspire aujourd’hui des centaines de milliers de personnes avec un discours qui invite à s’aimer soi-même, sans chercher à vivre une autre vie que la sienne.

« Quand je parle d’être plutôt que faire, c’est en référence au fait que notre culture est tellement concentrée sur le faire – faire son travail, faire ceci ou cela – que nous agissons presque en état de somnambulisme, sans nous demander qui nous sommes vraiment.

On va à l’école, puis à l’université, puis on cherche un emploi, et à aucun moment on ne se demande :

« Qui suis-je ?
Qu’est-ce que je veux vraiment faire ?
Qu’est-ce qui me donne de la joie ?
Quelle est ma passion ?
Est-ce que cette carrière nourrit ma passion ?
Est-ce que je suis vraiment mon appel intérieur ? »

« Nous agissons presque en état de somnambulisme »

On se pose seulement des questions du genre :

« Est-ce pratique ? Est-ce que ça va me rapporter de l’argent, du prestige ? »

Ce sont des choses liées uniquement au mental, et nous avons été conditionnés à fonctionner ainsi par nos parents, nos professeurs ou nos patrons.

C’est pourquoi j’insiste sur l’être plutôt que sur le faire. Si au contraire on fait les choses en conscience, et qu’on fait ce qui nous apporte de la joie, alors le faire est un reflet de l’être, de qui nous sommes. »

Extrait d’un entretien avec l’INREES « Je suis revenue guérie de la mort » publié le 26/09/2016 – Auteur : Jocelin Morisson

Comment trouver une bonne idée de business ?

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Se lancer dans un business n’est pas toujours simple. Il faut déjà s’interroger sur nos qualités d’entrepreneur mais quelle idée de business choisir, quel concept créer pour réussir ? Comment s’investir dans un projet porteur et motivant ?

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Pourquoi la loi d’attraction ne marche pas ?

Pourquoi la loi d’attraction ne marche pas ?

Mary Mann

Oh ! Mon Dieu, je m’attaque à un mythe !

et est très mal comprise !

La loi d’attraction, la physique quantique… tout le monde en parle. Mais bien souvent, on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit et on obtient vite un bon pudding indigeste. Alors, qu’en est-il exactement ? Et pourquoi faut-il bien appréhender la physique quantique afin de comprendre pourquoi, bien souvent, la loi d’attraction ne marche pas ? Mais alors ? Qu’est-ce qui marche vraiment ?!!

Avant d’aborder ces notions complexes, il convient de s’attaquer à un gros morceau…

La réalité : celle que nous expérimentons et dans laquelle nous vivons.

Concentrez-vous, ça en vaut la peine !

La notion de réalité

Thibault DAMOUR, physicien théoricien et spécialiste de la relativité générale à l’IHES (Institut de Hautes Etudes Scientifiques) dit ceci :

empiler photo«La physique quantique nous dit que la réalité est comme un film « multi-surimprimé »  mais que nous-mêmes ne sommes pas des spectateurs : nous sommes à l’intérieur de ce film, et nous sommes une des couches de surimpression de ce film.

Chaque modèle/sentiment/version de nous-même correspond à une seule couche dans cette surimpression et chaque couche de surimpression a l’impression de ne voir qu’un seul film logique où il s’est passé seulement une chose et pas une autre.

Mais il faut imaginer que le film de la réalité est une surimpression de toutes les potentialités décrites par la physique quantique.»

Autrement dit en plus simple : il existe plusieurs réalités au même moment et c’est nous qui choisissons de vivre telle ou telle réalité (en fonction de quoi ?

Ahaha !! Suspense attendez de voir plus bas…).

Mais Monsieur DAMOUR n’a pas fini son propos, lisez plutôt :
« Einstein avait conscience que la notion habituelle de réalité est naïve. On n’a pas le droit de dire qu’il existe une réalité en dehors de nous. Ce qu’est la réalité n’est pas quelque chose qui préexiste.

Il faut regarder la Physique elle-même et changer notre concept de la réalité selon les lois de la Physique.

Et cela nous ramène à une pensée profonde du philosophe Emmanuel Kant, qui disait que la façon dont l’être humain décrit la réalité, ça n’est pas (comme naïvement on le croit) qu’il y a une réalité et que notre description de la réalité doit copier ce qui préexiste.

Mais que c’est notre théorie du réel qui crée le réel.
La notion de réel est en fait créée par l’esprit humain qui crée de l’ordre autour de lui et c’est l’esprit humain -la Physique en particulier- qui définit la réalité et non l’inverse ».

Allô, vous suivez toujours ? Besoin d’une aspirine ? 🙂

Patrick Poinsenet, spécialiste de la Guidance Quantique (mais pas physicien), nous convie à concevoir notre vie en terme de réalités probables de manifestations :

« Pour chaque événement, il y avait toujours plusieurs réalités probables. Notre capacité à les actualiser dépend uniquement de nos croyances. »

Bon, voilà pour la partie théorique et scientifique, base indispensable pour aborder ce qui suit… la loi d’attraction !

Ta daaa !!

La Loi d’attraction

 

Cela fait plusieurs années que j’entends parler de la loi d’attraction.

Et des choses contradictoires, j’en ai entendues !

 

  1. « Ça ne marche que sur du positif !» (Ouf ma grand-mère qui était convaincue de mourir du cancer pendant 20 ans l’a échappé belle !),
  2. « Tout ce que vous expérimentez peut être relié à votre ressenti avant son apparition, et à votre focalisation en général.» (Ah ? Mais alors, ma grand-mère aurait du avoir le cancer ?)
  3. Ou encore : « Ce que nous vivons est l’actualisation et le produit direct de nos pensées passées. » (ça se confirme mémé, tu y as tellement pensé que tu aurais du avoir le cancer),
  4. « Si tu penses 1 seconde à l’échec, ça annule tout ! Vite, vite !! Annule ta pensée négative ! » (Mémé ? As-tu douté un seul instant que tu aurais le cancer ?), 

Piou lala ! Bon alors, mettez-vous d’accord les gars !

J’avoue que de tels propos me laissent… comment dire… songeuse.

Je ne sais pas vous… entre tout ce gloubiboulga et « Le secret » où les protagonistes ne trouvent leur salut que dans le matérialisme… Désolée, mais j’ai fait une indigestion :-/

 

Donc si on suit ces affirmations n°2 et n°3 de la loi d’attraction :

  • Cela voudrait dire que toutes les victimes d’attentat focalisaient là-dessus ?
  • Et est-ce que les victimes du naufrage du Costa Concordia en Italie sont mortes à cause de leur ressenti avant l’apparition du naufrage et de leurs pensées ou à cause de l’erreur du capitaine ?
  • Pour sûr, Sarkozy aurait du être réélu, vu comme il se voyait déjà en sauveur de la France !
  • Que dire si J-L Delarue, véritable phobique de l’avion, était mort dans un crash ? On aurait sûrement attribué ça à la loi d’attraction. Or cela ne lui est pas arrivé, malgré le fait qu’il était terrorisé et ne pensait probablement qu’à ça avant et pendant un vol (ah mais non ! ça ne marche que sur du positif selon la loi n°1…).

Bref… Je vous laisse vous faire votre idée

 

« Croire que l’on maîtrise tout conduit à la folie. » – Un psy entendu à la radio

Beaucoup de gens désillusionnés de n’avoir aucun résultat par la loi d’attraction dépriment !

Certains atterrissent chez les psy. Un jour, j’ai même entendu un psy à la radio dire à ce sujet : « croire que l’on maîtrise tout conduit à la folie ».

Pas faux.

Par exemple, aux dires de ceux qui prêchent la loi d’attraction, il faut maîtriser ses pensées car tout ce qui nous arrive en découle !

Or comment maîtriser les environ 60 000 pensées quotidiennes ? Quand on sait qu’en plus, elles sont les mêmes que la veille à plus de 90% !?

Voilà pour l’histoire des pensées.

Pour finir d’enfoncer le clou : la MAJORITE de nos pensées sont INCONSCIENTES !!

Et à votre avis qui gagne ? Les pensées de « surface » ou les pensées inconscientes qui découlent de nos croyances et qui inondent notre cerveau à longueur de journée ?

Ensuite, il faut tenir compte des autres. En effet, nous ne maîtrisons PAS TOUT ce qui nous arrive.

Les événements de notre vie dépendent également des actions des autres (qui ont un libre-arbitre aussi) et de leurs interactions !

Pour ma part, une amie à moi me dit souvent « il faut savoir raison garder ».

C’est un conseil que j’applique bien souvent tant notre époque est sujette à de nombreuses dérives…

R

Je crois que l’erreur de ces théories vient :

– Du fait qu’elles font fi des interactions avec les autres
– Du fait qu’elles confondent croyance et pensée
– De leur confusion entre la physique quantique d’Einstein et la physique de Newton

Et donc de leur conception du Temps !

Car le temps linéaire avec son passé et son futur est une conception humaine ! Le passé est révolu. Le futur n’existe pas encore et n’est qu’une prolongation du présent.

SEUL LE PRESENT EXISTE

 

Au niveau de la physique quantique, au niveau le plus profond de la vie (c’est-à-dire des particules élémentaires), la relation de cause à effet est illusoire car le temps n’existe pas.

Il n’y a ni « avant », ni « après ». Tout est simultané.

Alors que dans la physique Newtonienne et ses phénomènes naturels, la relation de cause à effet a bien lieu.

Par exemple, quand vous appuyez sur un interrupteur, l’électricité parcourt les fils puis la lumière s’allume.

 

« Les gens comme nous les physiciens, savons que la distinction entre le passé, présent et le futur est seulement une illusion obstinément persistante » – Albert Einstein

Alors ce que vous avez ressenti ou pensé avant : on s’en fiche !

Vous êtes le résultat de vos croyances passées.

Mais sachez que vous pouvez décider à chaque instant de changer ces croyances et donc votre état d’esprit.

Ce qui influencera ensuite votre présent, vos actions, vos ressentis et votre vision de la réalité.

  

Ainsi, le seul pouvoir sur votre futur se situe dans le moment présent

 

 

 

Ce qui est sûr et qu’il est important de comprendre, c’est que nous maîtrisons uniquement la façon dont nous allons vivre les événements qui nous arrivent au moment présent.

Nous maîtrisons ce que nous pouvons concevoir et considérons comme possible à l’instant T.

Et cela dépend de quoi ?.. de ? de ? DE NOS CROYANCES LIMITANTES !

 

Une croyance limitante, c’est quoi ?

 

 Les croyances limitantes sont ce que vous considérez comme vrai ou faux et comme possible ou impossible. Que ce soit pour vous ou pour les autres.

 Ces croyances vont déterminer ce que vous acceptez d’essayer et comment vous vous comporterez dans différents contextes.

 Les croyances sont importantes car elles vont déterminer ce que vous tentez d’accomplir.

 Si vous croyez que quelque chose est vraiment impossible pour vous, vous n’essayerez probablement même pas !

 Ainsi donc, les croyances limitantes façonnent notre vision de notre réalité.

 Elles sont à notre psychisme ce que les œillères sont aux chevaux : elles réduisent notre champ visuel des possibles, de la réalité.

Chaque croyance limitante est un barreau de votre prison.
Elle est profondément ancrée dans votre corps et informe votre expérience du présent.
Tout votre Etre y croit.

 

Le philosophe Ervin Laszlo dit :

« La vérité est que nous ne croyons pas seulement ce que nous expérimentons mais nous expérimentons sûrement ce que nous croyons.

Nous filtrons effectivement notre expérience par l’idée que nous construisons du monde. »

 

Et pour Byron Katie :

« Ce que nous croyons crée la seule réalité que nous allons rencontrer. Nous nous identifions tellement aux préjugés et aux jugements que nous avons sur nous-mêmes, les autres, le monde !

Mais lorsque nous questionnons ces croyances, elles perdent leur substance.»

« Le Mental crée sa propre représentation des choses et nous enferme dans la souffrance » – Echkart Tolle 

Ce qui est drôle -ou parfois rageant :-(-, c’est que la vie vous présente souvent des situations qui viennent chatouiller et mettre en lumière vos croyances limitantes.

On dirait que c’est pour mieux vous inciter à les démasquer et à les dépasser.

Ainsi, certains types d’expériences auront tendance à se répéter tant que vous ne décidez pas de vous positionner clairement face au problème et si vous ne les désactivez pas.

A défaut, bien souvent, la vie vous les resservira (et toujours en plus salé !).

Les experts nomment ceci « l’attraction par défaut ».

Pour mettre fin à une expérience qui ne vous convient pas, la première chose à faire serait donc d’identifier les croyances en jeu.

Puis une fois identifiées, de les désactiver pour changer votre comportement et vision du monde.

C’est en tout cas un passage obligé pour améliorer votre vie et mettre toutes les chances de votre côté (en parallèle d’avoir les compétences adéquates), afin d’obtenir ce que vous voulez.

 

 

Posez-vous cette question : quelles sont les croyances qui ont amené telle réalité ?

Par exemple, si je vis une situation financière difficile :

  • serait-ce en raison de ma croyance que « l’argent est sale »
  • ou que « je n’ai aucune valeur » ? (envie de faire un atelier relation à l’argent ?),
  • en plus de ne pas savoir gérer mon budget (ne pas avoir la compétence adéquate) ?

Ces croyances limitantes remontent si loin dans notre enfance (eh oui ! 20 ans dans une famille qui nous a formaté) que nous en sommes imprégnés.

Et toute notre réalité va venir nous confirmer ces croyances.

C’est comme si nous étions un sachet de thé et la réalité de l’eau chaude…

 

La solution : désactiver les croyances limitantes

 

 

Vous aurez beau faire toute la méthode Coué et toutes les visualisations que vous voulez : si vous avez les pieds sur les freins et l’accélérateur en même temps…

Il ne se passera rien !

La pensée positive est parfois une négation de ce qui est, alors ça ne peut pas marcher !

Croire possible d’obtenir une chose en ayant constamment une croyance contraire inscrite en soi (Je veux être riche ! Je suis nul !) est illusoire.

Se répéter comme un mantra « Je vis dans l’abondance » tout en étant couvert de dettes revient à nier votre réalité.

Il faut que l’information descende dans le corps, et ce n’est pas en restant dans le Mental (l’Ego) que cela marchera.

Il faut que tout votre Etre en soi convaincu !

Et pour cela : il faut changer votre CROYANCE qui est bien plus puissante qu’une pensée ou une émotion seule !

Car comme le dit Gregg Braden :

« Une croyance = une pensée + une émotion » – Gregg Braden

 Le désir ardent d’une chose, tant vanté par la loi d’attraction -et c’est la seule chose que je garde de cela-, permet surtout de commencer à vous connecter à votre objectif et de garder votre motivation ardente.

Mais ensuite, il faut y croire et surtout agir avec constance vers ce but.

 

Car sans action ni persévérance : point de salut !

 

Certains pensent atteindre un objectif sans faire un seul pas vers ce but.

D’autres se démènent comme des fous avec un boulet au pied à cause de leurs croyances limitantes et ils pédalent dans la semoule…

Napoleon Hill a dit :

 

 

« Quand vos désirs sont suffisamment forts, vous semblez posséder des capacités de réalisation surhumaines. » – Napoleon Hill

OK.

Mais encore faut-il que votre champ des possibles (votre CROYANCE) soit en accord avec ce que vous souhaitez car sinon vous allez vite vous épuiser !

Il est important d’être cohérent et unifié en Soi d’abord.

Car plus vous travaillerez à réconcilier tout ce qui est en conflit en vous, plus vous guérirez vos blessures de vie, vos traumatismes, plus vous vous réunifierez.

Et moins vous aurez de freins intérieurs. C’est pour cela que le travail de avec la méthode PEAT pour réunifier ses polarités internes est important.

Vous aurez alors plus d’énergie et tendrez vers l’Unité.

Vous agirez à la fois en cohérence avec vous-même et sans nager à contre-courant.

Grâce à ce travail sur vous-même, vous pourrez appliquer et ressentir non pas, la Loi d’attraction mais… la « Loi de concrétisation prolifique »

 

La loi de concrétisation prolifique

A mon sens, le nom même de « Loi d’attraction » est inapproprié.

Il induit en erreur car il sous-entend une passivité que beaucoup de gens perçoivent et en laquelle ils veulent croire (obtenir sans agir).

Le choix des mots est important. Alors j’appellerai plutôt le principe vertueux de matérialisation de ce que vous souhaitez, ainsi : « la Loi de concrétisation prolifique ».

D’accord, c’est moins sexy au niveau marketing, mais elle vous amènera vers vos objectifs !

Petit résumé :

  1. Il faut d’abord réunifier ses conflits et déséquilibres intérieurs, désactiver ses croyances pour être unifié, libre et cohérent
  2. Une fois qu’on est Unifié, on peut Avoir ce qui est cohérent avec notre Etre,
  3. Or pour Avoir, il faut Agir,
  4. Pour Agir en profitant des synchronicités, il faut être aligné avec son Etre et son intention de vie,
  5. On sait qu’on est aligné quand on éprouve de la passion à faire ce que l’on fait, que cela est juste, et que l’univers nous répond en nous aidant !,
  6. Le fait d’éprouver de la passion maintient notre intention d’action ardente,
  7. Cette passion couplée à l’ambition (l’envie de concrétiser une chose) nourrit notre persévérance,
  8. La persévérance permettra d’atteindre vos objectifs.

En conclusion, si vous avez envie de passer à autre chose dans votre vie, travailler sur soi est primordial. Vous libérer de votre vécu et transformer vos croyances changera votre vision du monde et de vous-même. Vous retrouver alors de la force, de l’unité intérieure, ce qui engendrera de la cohérence dans vos choix et actions. Alors, prêt à vous réunifier ? Prêt à prendre votre part du gâteau ?

 

Connaitre ses vies antérieures

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Comment trouver le bonheur ?

Comment trouver le bonheur ?

Mary Mann

Un bonheur intelligent et altruiste bien sûr

Comment être heureux ? C’est la question que tout le monde se pose… Le bonheur est la denrée la plus convoitée dans notre société. Mais force est de constater que nous ne sommes pas tous égaux face au même vécu. Quand certains sont d’irréductibles optimistes, d’autres sombrent dans la déprime au moindre coup du sort… Serions-nous les seuls responsables quant à notre félicité ? Cet état mystérieux pourrait-il être apprivoisé ? Faut-il le bonheur à tout prix ? L’injonction au bonheur ne serait-il pas une nouvelle dictature nous menant tout droit vers le malheur et l’individualisme ?

 

De quoi est fait le bonheur ?

 

Apparemment, c’est comme une recette de cuisine. Prenez :

  • 50 % de génétique
  • 40 % de perception
  • 10 % de circonstances de vie

Et vous savez de quoi le bonheur est constitué.

 

Oui, mais est-ce immuable ?

Quand on lit que 50 % de notre capacité à être heureux dépend de notre héritage familial biologique, on aurait tendance à croire qu’il s’agirait uniquement d’un jeu de « pile ou face ».

Ce leg est l’ensemble des conditionnements et des habitudes dans lesquels nous avons baigné en grandissant.

Ce que nous avons hérité de nos parents et de nos ancêtres avant eux : leurs vécu traumatique transmis…

Ce fameux héritage qui s’apparente souvent à une course de patate chaude inconsciente, un relais sans fin dont nous sommes l’aboutissement.

Or bonne nouvelle : tout héritage n’est pas figé dans le marbre. On peut le travailler et s’en libérer !

 

Parlons des 40% de perception maintenant.

Ils désignent notre capacité d’interprétation à propos d’une chose qui nous arrive.

En fait, notre état d’esprit est bien plus important que la situation réelle (qui ne compte qu’à hauteur de 10%).

Que faisons-nous d’un événement ? Nous effondrons-nous au moindre obstacle ? Ou faisons-nous comme l’enfant Obama balancé dans un puits et qui remonte en éclatant de rire au visage des enfants qui l’y ont poussé ? Voyons-nous le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

Là encore, tout est une question d’état d’esprit et de croyances qui découlent directement des premiers 50 % et de l’ambiance familiale.

Deuxième bonne nouvelle : on peut aussi changer ce paramètre.

 

Et enfin, seuls 10 % dépendent de l’extérieur (aspect physique, météo…). Certains mettent aussi dans ces 10 %, la quantité d’argent disponible.

Or nos croyances auto-limitantes face à l’argent et provenant de nos origines, sont aussi un sujet passionnant à éliminer et que j’aborde dans mes ateliers sur la relation à l’argent !

 

Comment cultiver le bonheur ?

 

Il y a autant de visions que d’êtres sur Terre.

Chacun y mettra ses propres aspirations, son filtre culturel…

Mais cependant, nous pouvons essayer de dégager les grandes lignes universelles de ce que chacun peut faire individuellement pour tendre vers le bonheur.

 

Voici 10 conseils pour aller vers le bonheur :

 

1°/ Il est important de ne pas vouloir contrôler la Vie. Car il est impossible de tout maîtriser. A un moment donné, si la vie vous emmène vers autre chose et que vous freinez des quatre fers, faites taire votre peur et écoutez ce que la vie a envie d’exprimer à travers vous ! Plus tôt vous atteindrez un certain lâcher-prise quant aux événements qui surviennent, et plus tôt vous goûterez à une certaine sérénité et épargnerez votre énergie. Pratiquez l’Aïkido existentiel au lieu de faire constamment du Karaté !

2°/ En vivant en cohérence avec soi et en prenant conscience de ce qui est essentiel dans notre existence. En déployant notre Etre profond, au-delà des conditionnements sociaux-culturels reçus. Car certes nous héritons de nos aïeux, mais si on n’est pas responsable de tout ce qui nous arrive, on est responsable de ce qu’on en fait !

3°/ En faisant un travail de recherche intérieure pour se connaitre. Afin d’apprendre quels sont nos qualités, nos talents, nos forces afin de s’estimer et de mieux choisir ce que nous voulons mettre dans notre vie pour se respecter.

4°/ En se réconciliant avec SOI et notre vécu. En ayant déjà une intention sincère d’apaisement en SOI, pour SOI et donc en réparant nos blessures. Nous commenceront à goûter le moment présent avec de plus en plus de sérénité et de joie.

5°/ En étant attentif un maximum au PRESENT, vivre en conscience. Pour être heureux, il faut être attentif et présent à ce qu’on fait (notre cerveau va alors sécréter de la dopamine et de la sérotonine qui sont des anti-dépresseurs naturels).

 

 

 

6°/ Le fait d’arrêter de JUGER les autres vous fera un bien fou ! Vous arrêterez ainsi de vous comparer en mieux ou en moins bien. Vous développerez l’acceptation et la tolérance avec un grand A.

7°/ En étant généreux. En étant tourné vers l’autre. Des études ont prouvé que les gens généreux sont plus heureux que les autres. Le bonheur des autres est contagieux et s’il est le fruit de notre action, cela donne du sens à notre vie. Et si en plus nous participons à améliorer le monde, que demander de plus ?

8°/ En arrêtant de vouloir changer les autres. On ne peut pas aider quelqu’un qui ne le veut pas. Soit vous décidez de changer vous-même, soit vous ne fréquentez plus les gens qui vous posent problème.

9°/ En ne cherchant pas le bonheur à tout prix ! Car la souffrance est la différence entre ce qui est et ce que j’aimerais qui soit. Mais comme le dit Spinoza, chaque être vivant persévère et fait un effort pour grandir durant toute sa vie. Il a naturellement envie de s’élever et de transcender sa condition vers plus de joie et de bonheur afin que ceux-ci occupent le plus de place possible.

Cela est louable. Et cela demande bien sûr un travail sur soi. Cependant, attention à ne pas voir le bonheur comme un Graal absolu. Cela nous amènerait à le chercher avec trop de mental et en dehors de soi. Or, il faut avant tout se reconnecter à nos ressentis et à notre corps pour le trouver.

10°/ En comprenant que le bonheur ne signifie pas être dans la joie tout le temps.
Dans le dessin animé Vice Versa, la Joie se rend bien compte finalement qu’elle ne peut toujours être aux commandes et qu’elle ne peut exister sans la tristesse et les autres émotions « négatives ». Que chaque émotion est utile selon les situations et coexiste en nous.

En définitive, la notion de bonheur existe car son opposé existe. Comme dans les contes pour enfants, c’est parce qu’il y a un « méchant » que nous pouvons définir ce qu’est un « gentil ». Il est donc normal et souhaitable de ressentir les émotions dites négatives. C’est ce qui fait que nous sommes vivants et pouvons interagir socialement en fonction des émotions des autres, et pas tel un imbécile heureux ayant toujours le sourire aux lèvres.

 

Le bonheur ne peut-il être que le fruit de nos efforts individualistes ?

 

Il faut bien l’admettre, le temps où l’individu avait une vie sociale plus simple, saine, authentique et intégrée au sein d’une communauté est révolu.

Nos nouveaux modes de vie, couplés aux nombreux mouvements de population, convergent vers plus d’isolement et d’individualité. Les nouvelles technologies n’arrangent rien…

Ce terreau s’est révélé du pain béni pour la psychologie positive qui a réduit la notion de bonheur à portion congrue.

Elle a fini par enfermer la notion de bonheur principalement à l’individu. Le rendant seul responsable de son bonheur.

Elle a inculqué que pour atteindre le bonheur, chacun devait avant tout travailler sur lui-même, faire du développement personnel à tout va, pour mieux se connaître et mieux se « corriger ». Que le bonheur ne tenait qu’à soi.

C’est devenu une injonction sociétale : il FAUT être heureux bêtement et à tout prix chacun dans son coin. Au point d’être une quête angoissante !

Céder à la frénésie de lectures traitant de la question, aller voir des coachs, et écouter des gourous du bonheur, est-il le seul moyen d’échapper au malheur ?

Mais qu’en est-il de l’action collective face au monde et à ses dérives ?

Le bonheur ne reposerait-il plus sur une tentative de changer ensemble le monde ? Mais sur une quête permanente de se changer soi ?

Va-t-on tous devenir des ilots tout sourire sans cohésion, tels des lentilles flottant à la dérive dans une soupe indigeste ?

C’est la crainte de la sociologue Eva Illouz et du psychologue Edgar Cabanas dans leur ouvrage Happycratie.

Ils indiquent qu’il a fallu à peine plus d’une décennie pour nous convaincre que la valeur centrale de notre vie se résumait à « ce sentiment teinté d’individualisme et de consumérisme vorace » : Le bonheur.

Selon eux, cette approche du bonheur nous maintiendrait en réalité dans une forme de servitude apaisante et volontaire, renonçant à remettre en cause le capitalisme et à lutter contre ses méfaits… Pour mieux nous consoler de notre impuissance et tout accepter.

« Un cocon de plénitude dans un monde mauvais, ou la dissolution de la lutte dans la perspective du bonheur individuel. »

Or, malgré cette tyrannie du bonheur individualiste, force est de constater que des voix s’élèvent pour changer concrètement des choses à leur échelle et transformer le monde.

Combien de reconversions en maraîchage biologique ? Combien de projets écologiques et locaux pour repenser l’industrie de demain ?

Hopaal, Respire, Friendly frenchy, Le jouet Français…

Bien d’autres projets positifs sont relatés dans le livre « Un million de révolutions tranquilles ».

Et si justement, parmi de nombreux accros au bonheur, étaient ces gens qui refusent de renoncer, ne ferment pas les yeux et se mettent à penser, créer, inventer de nouvelles façons de faire et cultivent l’optimisme avant tout ?

Ces gens positifs qui cherchent à donner un sens à leur vie, tout en essayant de redonner du sens à cette société qui en est dépourvue ?

A l’image de Joanna Quelen.

Quand Joanna Quelen a proposé son sujet de TEDx sur le bonheur, les organisateurs lui ont demandé « Pourquoi ce choix » ?

Après quelques instants de réflexion, elle a spontanément répondu : « Parce que la Mort ! »

Ainsi, dans cette présentation intimiste, Joanna nous parle de son parcours vers le bonheur, de sa prise de conscience existentielle.

Un cheminement qui l’a amenée à œuvrer pour le bonheur des autres.

Etre heureux ne se résume à pas se forcer à être bêtement positif ni à devenir aveugle aux horreurs du monde dans une sorte d’autisme sélectif. Le sentiment de bonheur relève à la fois de notre sphère personnelle mais aussi collective. Qu’il le veuille ou non, l’individu est relié au monde. Il vous appartient donc de prendre conscience de vos propres conditionnements au malheur et de vous en libérer. Tout comme il vous appartient de vous engager dans des projets altruistes qui ont du sens à vos yeux et vous permettent d’apporter votre pierre à l’édifice d’un monde meilleur.

 

Connaitre ses vies antérieures

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Comment connaitre ses vies antérieures ? Et pourquoi s’en libérer ? Parfois, un passé karmique est si lourd qu’il influence notre présent et bloque notre évolution. Voici 3 exemples rencontrés en séance.

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Mary Mann

 

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Comment danser avec la vie ?

Comment danser avec la vie ?

Mary Mann

Ou l’art de se transformer pour mieux renaître !

Buddha l’a dit : la vie c’est l’impermanence. Pourtant, notre société n’a jamais autant érigé la stabilité qu’elle soit professionnelle ou personnelle, en but suprême de la vie. L’instabilité et le changement font peur… Mais une vie qui ne bouge pas, c’est justement la définition de la mort ! Et d’ailleurs, c’est quand plus rien ne bouge qu’on s’ennuie. On tourne tel un lion en cage, rêvant à autre chose, d’un ailleurs, de changement, d’évolution. Jusqu’à se réinstaller dans une nouvelle routine, perçue comme l’aboutissement tant recherché. Mais… Et si la clé était de comprendre que nous ne sommes que de passage sur Terre et que rien ne dure ? Que la vie n’est que transformation perpétuelle ? Que vie et mort sont indissociables ? Cette conscience de l’éphémère ne serait-elle pas le meilleur moyen de nous pousser à réaliser nos rêves ? Pourquoi résister au changement alors que cela est aussi vain que de retenir sa respiration ? N’est-il pas temps d’apprendre à danser avec la vie ?

La Mort/La Vie : une danse éternelle

 

La conception de la mort est très culturelle.

En Orient, le contraire de la mort n’est pas la vie mais la naissance.

Effectivement, on conçoit qu’il y a un Après et que notre existence n’est qu’une expérience dans une destinée plus vaste…

En Occident, on oppose la mort à la vie.

On est dans la dualité : soit on est mort, soit on est en vie !

En dehors de ce raisonnement, point de salut ! Ce qui fait que beaucoup de gens ont peur de mourir.

D’ailleurs, rien que l’idée d’en parler les terrorise (c’est comme pour Voldemort dans Harry Potter, chuuuuttt !!! Celui dont on ne dit pas le nom…).

 

surprise

 

Eh bien désolée, non !

Ça ne marche pas comme ça : la mort fait partie de la vie !

Et la mort, qu’elle soit symbolique physique, n’est pas une fin en soi.

Elle fait partie d’un cycle immuable de transformation naturelle.

Partout où nous marchons, il y a eu des humains, des animaux, qui sont morts… (beurk ?!)

Nous marchons « sur eux » et notre nourriture pousse dans une terre alimentée par nos ancêtres… (Double beurk ?!)

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. C’est vrai pour la matière mais cette loi vaut aussi pour notre vie.

Nous devons tous mourir à nous-mêmes plusieurs fois dans une vie, nous transformer pour évoluer et mieux renaître.

La vie n’en est que plus savoureuse !

Nos multiples morts symboliques ne sont que des étapes de transformation qu’il convient d’accueillir pour évoluer.

Ne dit-on pas que toute chose qui se termine contient en elle les germes de la suivante ?

 

Contempler sa mort pour vivre pleinement

 

étonnéeMais quelle que soit notre croyance sur l’après-vie, le constat est là :

on a peur de mourir physiquement que si on n’a pas assez vécu

ou si on n’a pas vécu comme on l’aurait voulu.

Françoise Dolto a dit : « Avoir peur de la mort, finalement c’est avoir peur de vivre ».

Bingo ! C’est souvent ce à quoi les gens ont peur de se confronter.

J’ai souvent ce genre de personnes en thérapie. Peur de la mort, peur de la maladie… Peur d’oser changer de métier ou de travail !

Quelle belle victoire quand ils acceptent de traverser leurs ombres et de laisser leur ancien « Moi » mourir… afin de renaître.

Ils osent ensuite de nouvelles choses tout bonnement impossible avant !

A l’image de Solène, qui a sorti spontanément à son mari alors qu’il était réticent à sa reconversion : « Maintenant, je veux viiivre !!! »

 

Mais le chemin est parfois long avant de s’avouer nos tourments. Pas vrai ?

D’ailleurs, beaucoup de gens s’affairent partout, tout le temps. Pour fuir leurs démons.

Ils s’occupent à d’innombrables activités, mettant la radio, la TV en bruit de fond pour fuir le silence, la solitude mais surtout leur vérité intérieure…

On ne sait jamais, des fois qu’ils se retrouvent seuls avec eux-mêmes !

Ça pourrait ficher les j’tons que des questions existentielles surgissent d’un coup, au détour d’un couloir :

« Qui suis-je ? »
– Hein ? Quelqu’un m’a parlé ?
Où vais-je ?
– Quoi ? Mais qui parle ?
Quel est le sens de ma vie ?
– Mais ça suffit à la fin !
Qu’est-ce que j’fous là ?
– Bon y’en a marre j’vais mettre la télé pour le bruit de fond !
– Dans quelle état j’erre ? (merci Coluche !)… »
-… »

Même Bouddha rigole !

Beaucoup de gens se remettent en question à des âges charnières, 30, 40, 50 ans.

Voyant que le temps file à toute vitesse, ils prennent conscience de certaines choses, de leurs regrets.

Mais d’autres évitent le sujet de leur propre fin, toute leur vie et font un bilan existentiel seulement une fois au pied du mur… (Top 5 des regrets des mourants).

C’est souvent la vie, par le biais de la confrontation à la mort, qui nous amène à faire notre bilan existentiel : un proche décède brutalement ou encore, on est soudain confronté à une maladie grave pour soi-même ou dans son entourage…

Cela nous amène souvent à nous remettre en question d’un coup, à regarder notre vie dans son ensemble.

Puis à poser des actes forts pour changer des choses qui ne nous conviennent pas et vivre d’avantage en cohérence !

« Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon, vous n’en sortirez pas vivant» – Bernard Le Bovier de Fontenelle. »

Avouer ses failles, ses faiblesses n’est pas facile.

De même qu’accepter sa propre mort et y faire face. Néanmoins, cette prise de conscience arrive tôt ou tard pour chacun d’entre nous.

Comme le dit Alan Watts dans Eloge de l’insécurité : « Abandonner toute tentative pour se soustraire à la finitude et à la mortalité est une étape régulière et normale sur la route de l’esprit. »

Mais cela demande du courage et de l’honnêteté.

Néanmoins, c’est une occasion de croissance formidable qu’il nous appartient de saisir…

Bouddha est-il mort… de rire ?

La mort : dernière étape de croissance

 

C’est le titre d’un livre d’Elisabeth Kübler-Ross, la célèbre thanatologue qui a accompagné des centaines de gens en fin de vie.

Elle parlait de la mort physique mais cela est aussi valable pour la mort symbolique.

Mourir à soi-même est une occasion formidable de renaissance.

La vie est un changement perpétuel, nul ne peut rester dans le même état pour la vie – à part les vampires ! Et ils finissent par en souffrir…

Cette vision n’est pas nouvelle : le bouddhisme dit bien que « la seule chose qui soit permanente, c’est l’impermanence ».

Intégrer cela, en notre chair, nous permet de vivre plus intensément dans l’instant Et en connexion plus forte avec le monde.

 

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Dans Le livre tibétain de la vie et de la mort, Sogyal Rinpoché a écrit :

« Avez-vous réellement compris et réalisé, la vérité de l’impermanence ?

L’avez-vous si parfaitement intégré dans chacune de vos pensées, chacune de vos respirations, chacun de vos mouvements, que votre existence en a été transformée ? Posez-vous ces deux questions : est-ce que je me souviens à chaque instant que je suis en train de mourir ainsi que toute personne et toute chose et est-ce que je traite en conséquence tous les êtres, à tout moment, avec compassion ?

Ma compréhension de la mort et de l’impermanence est-elle devenue si vive et si aiguë que je consacre chaque seconde de mon existence à la poursuite de l’éveil ? Si vous pouvez répondre par l’affirmative à ces deux questions, alors oui, vous avez réellement compris l’impermanence ».

Mourir à soi-même pour renaître

 

Nous mourons tous à nous-mêmes constamment. Mais toujours afin de continuer notre route vers l’épanouissement, d’évoluer et grandir !

Alors, pourquoi ne pas laisser la transformation se produire quand elle vous appelle ?

Ne freinez pas des quatre fers à cause de la peur !

Au contraire, accompagnez le mouvement, soignez l’initiateur du changement et servez-vous de son énergie pour instaurer du renouveau dans votre vie !

 

Je rencontre parfois ce genre de client en thérapie. Ceux qui ont trop peur. Qui sont d’éternelles victimes de la vie. Calimero.

Ils sont tellement accrochés à leur identité victimaire qu’ils ne peuvent se résoudre à la lâcher.

Chaque progrès suite aux séances, les pousse dans leurs retranchements.

Mais quand ils se rendent compte que toute leur vie a été construite sur ce schéma de la peur de vivre, et de la plainte.

Et donc que tous les choix de vie faits en fonction, pourraient être remis en question ! 

Diantre ! Ça tangue fort !

Quelques-uns font soudainement marche arrière comme un Bernard-L’Hermite rentrant dans sa coquille…

Ils arrêtent la thérapie. La perspective d’un réel changement les a effrayés. Ils étaient pourtant si près du but…

Or le seul moyen de renaître est celui-ci : traverser ses ombres et laisser se produire une sorte d’effondrement intérieur. Accompagné bien sûr !

Parce que ce moment est celui de l’écroulement, il est aussi celui de l’espérance. Après le temps de la nuit viendra le temps de l’éveil et de la Lumière…

Résister à la transformation équivaut à ne pas être en vie et à mourir à petit feu !

Quand on est malheureux dans une période de sa vie et qu’on aspire à autre chose, plus on attend et on résiste, plus c’est dur !

Notre étincelle de vie est malmenée : l’ego et le mental prennent le dessus et nous enferment dans des peurs, une cage…

se cacherVos autosaboteurs, qui sont vos programmes internes pour maintenir le statu quo, tournent à plein régime pour que vous restiez exac-te-ment dans la même situation par peur de l’inconnu.

On s’invente des excuses pour éviter de passer à l’action.

On se berce d’illusions pour maintenir la situation « mais si, ça ne va pas si mal, oh et puis je ne suis pas si malheureux quand je vois les autres, y’a pire que moi… » etc.

D’expérience, je sais que c’est reculer pour mieux sauter. Car un jour la souffrance deviendra insupportable !

Mais comme le dit l’acteur Jean-Baptiste Lucien dans son film Dieumerci ! inspiré de son propre passage à l’acte :

« Pourquoi est-ce qu’on attend d’être dans les emmerdes, d’avoir rien à perdre, pour déterrer ses rêves de gosse ? » – Jean-Baptiste Lucien (film Dieu-Merci !)

C’est ce qu’Antoine Filissiadis, animateur de stages et auteur, dit a sa manière :

Le premier déclic : « On commence à se demander : est-ce que cette vie me plait ? Des gens entrent alors dans une souffrance et sont tristes.

Quand cette tristesse devient insoutenable cela les fait bouger car ils se disent : « je ne peux pas continuer à vieillir et mourir en continuant à faire ce qui ne me plait pas. Cela ne m’enrichit pas au contraire, cela m’amène vers le bas.
La plupart des gens vivent sans êtres connectés à eux car on n’est plus en contact avec son cœur. On a tous quelque chose à faire sur cette Terre… ce n’est pas forcément quelque chose d’extraordinaire !…
A un certain moment on prend conscience qu’on est prêt à « payer le prix » (souffrance, peurs…) : on veut sortir de soi et se réaliser.

Alors la vie vous offre des choses extraordinaires qui vous enrichissent bien plus que ce que vous avez cru devoir payer et finalement on ne « paie » pas. Mais avec le fait de ne pas avancer parce qu’on a peur, on reste dans la souffrance et on paie au final un prix énorme car on n’a pas réalisé ses rêves. »

La Mort – Renaissance

 

A ce sujet, je voudrais vous parler de mon logo. Vous vous êtes probablement demandé de quel symbole il s’agissait. C’est une Rune : EOH.

Quelle est sa signification ? Justement, nous sommes en plein dans le sujet : la mort/renaissance.

 

L’If, gardien du feu. La Mort.

L’image : le Dieu Odin chevauche et recueille les âmes des morts.

EOH est la Rune du passage qui annonce toujours la mort, la fin d’un temps, ou d’une activité ayant tenu une grande place dans la vie du consultant. Cette fin doit être regardée comme une transformation bénéfique, allant dans le sens d’un progrès nécessaire pour l’individu, l’ensemble du groupe ou l’entreprise auxquels il collabore. Parce que ce moment est celui de l’écroulement, il est aussi celui de l’espérance.

Odin est là qui veille. Après le temps de la nuit viendra le temps de l’éveil et de la Lumière. Ce que l’on appelle aussi le Printemps. »

Quand j’ai du choisir mon logo, cela a été une évidence étant donné la nature de mon travail : aider les gens à se transformer pour grandir et renaître !

D’ailleurs, j’aimais déjà les Runes et elles faisaient déjà partie de ma vie.

Quand je peins, je signe des deux Runes : EH et MAN. Elles forment deux M stylisés qui rappellent mes initiales patronymiques.

Elle désigne aussi la maîtrise des émotions, ce qui s’accorde parfaitement avec mon travail de libération émotionnelle. Quant à MAN, elle représente l’Homme, les adieux. Là aussi, il est question de mort à soi-même, de quitter ce qui est connu.

Dans le cours de l’existence, MAN est le temps où l’on doit assumer ce que l’on désire être réellement, c’est le moment de se tenir debout, comme un Homme !

Ainsi, vous comprendrez que tout ceci est cohérent avec le travail sur vous-même que je vous propose grâce à la thérapie brève PEAT. 

Vous traversez vos émotions, vos croyances afin d’aller vers une transformation bénéfique et votre mort/renaissance.

Pour finalement assumer ce que vous voulez être réellement et vous tenir debout, plus cohérent avec vous-même pour vous approcher de votre accomplissement personnel.

 

 

Alors, Etes-vous prêt à danser avec la vie ? Prêt à renaître ?

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Quelle est votre destination existentielle ?

Quelle est votre destination existentielle ?

Mary Mann

Où allez-vous ? Le savez-vous ?

On dit souvent que l’importance dans un voyage, c’est le chemin. Néanmoins, lorsqu’on cherche sa voie, il est essentiel de bien avoir à l’esprit une destination. Cela nous évitera d’errer, de prendre un mauvais parcours et de passer à côté de notre vie. Mais comment faire pour ne pas subir le courant général ni de s’égarer ? Comment reprendre sa destinée en main lorsque nos rêves semblent s’éloigner ? Voici une feuille de route et des conseils pour respecter au mieux son itinéraire et ne pas finir dans le décor et l’errance.

Comment choisissez-vous votre destination ?

La vie est un voyage, et même si l’intérêt réside dans le chemin, c’est comme les vacances : avant de partir, vous avez bien une idée de où vous voulez aller ? Non ?
À moins que vous ne fassiez comme Jim Carrey dans ce film drôlissime Yes man ? Vous savez, quand il se trouve à l’aéroport avec sa petite amie et qu’ils ont décidé que la surprise sera la philosophie de leur vie un peu folle… Ils vont au guichet et demandent quel est le prochain vol en partance et, quelle que soit la destination, ils doivent dire « oui ».
 
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Et là, ils tombent sur une ville du Nebraska aux États-Unis en plein hiver, où il ne se passe pas grand-chose… Mais pris par leur serment, ils y vont quand même, bien déterminés à ne voir que le positif et à délirer !
Je trouve le concept assez Fun cela dit… Mais je suppose que quand vous devez décider de vos vacances, vous avez tout de même une idée de votre destination ? Plutôt montagne ou mer ? Châteaux et musées ou VTT et forêt ? France ou étranger ?
 
Bref, vous mordez l’esprit ?
 
Imaginez maintenant que vous mourriez d’envie d’aller à la mer en France à Saint-Raphaël, car vous en avez toujours rêvé. Que vous y avez repéré un super camping à 5 min des plages et des activités nautiques.
 
Wonderful ! Vous vous voyez déjà faire du yoga à l’aube, gonflant vos poumons de bon air iodé…

Mmmm… Une plage à l’aube !

Mais soudain PATATRA ! Une absence inexpliquée, et par vous ne savez quel procédé, vous vous retrouvez à Tokyo au Japon, parmi des gamines hystériques déguisées en manga devant la vitrine d’un bar à câlins…
 
 
 
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Et vous vous dites, mais qu’est-ce que j’fais là ??
Que s’est-il passé ? Que fais-je parmi tous ces gens superficiels, moi qui rêvais du midi de la France, d’espace, d’authenticité et de communion avec la nature ?
 
Vous commencez à voir où je veux en venir ?
 
C’est un peu comme quelqu’un qui adorait la nature, les chevaux, et qui se retrouverait comme assistante commerciale à Paris, dans une tour, à bosser dans la relation client pour une boîte de marketing…
 
 

Posez bien les bases au départ

Découvrir sa voie professionnelle ou personnelle est une tâche ardue et peut prendre parfois longtemps…

Ce délai dépend de la manière dont vous explorez le monde.

Mais si vous cultivez vos centres d’intérêt, que vous misez sur vos points forts, que vous avancez dans le respect de vos valeurs et de vos priorités, alors vous ne vous trouverez jamais bien loin de votre chemin. Encore faut-il les cerner !

Ainsi, qui êtes-vous exactement ? Vaste question, mais intéressante !

 

Bien se connaître

  • Connaître ses forces et ses faiblesses

Téméraire ? Rêveur ? Anxieux ? Comment fonctionnez-vous ?

Il est capital de savoir non seulement sur quelles qualités et quels talents vous pouvez vous appuyer avec certitude, mais également d’être conscient de là où ça va pêcher…

Mettre au jour ses points faibles est certes inconfortable, mais cela ne veut pas dire que tout est gravé dans le marbre et que vous ne changerez pas ou ne vous améliorerez jamais.

En connaissant vos fragilités, vous pourrez décider de les travailler pour les renforcer, ou alors de composer avec. Appréhender ses limites permet de mieux les surmonter.

En tout cas, un caractère n’est pas meilleur qu’un autre, même si certains sont plus faciles à vivre et d’autres parfois handicapants socialement. Alors, ne vous culpabilisez pas.

Au contraire, soyez honnête pour progresser et choisir ce qui vous convient en fonction, car vous mentir reviendra à vivre dans un perpétuel inconfort.

  • Identifier son intention et aspiration

À la question « que voudrais-tu faire quand tu seras grand ? », les enfants répondent souvent « maîtresse », « pompier », etc. (le FAIRE), mais jamais « enseigner », « protéger » ou encore « soigner » (L’INTENTION).

On nous apprend à nous définir par rapport à un métier, au lieu de mettre en valeur l’intention de notre action. C’est normal. L’école nous formate à devenir des outils de production avides de compétition et non des êtres conscients de leur essence spirituelle, investis d’une mission au service du collectif.

Ce n’est pas étonnant qu’en devenant adultes, nous ayons tant de mal à trouver notre voie…

C’est pourquoi dans Orientation & Sens de vie, je vous aide à comprendre votre essence spirituelle et votre intention, et à formuler votre « pourquoi » pour ensuite découvrir le métier qui pourra s’harmoniser le mieux avec tout cela.

Cette démarche permet de donner du sens à son travail.

  • Respecter ses valeurs morales et motrices

Qu’est-ce qui est essentiel à vos yeux et vous pousse à agir ?
La liberté ? L’ordre ? La réussite sociale ? La famille ?

Dressez consciencieusement la cartographie de vos valeurs. Elle représente tout ce qui est important à vos yeux et guide vos actions. Leur non-respect entraîne irrémédiablement démotivation et perte de sens dans ce que vous faites.

Grâce à ce travail, vous aurez déjà de précieux indices pour orienter votre action et votre vie.

 

Prendre conscience de ce qui est important pour soi dans sa vie et le mettre au centre

 

Vous avez vu la cultissime trilogie « Retour vers le futur » ? J’adore le personnage de Doc !

Parfois, je rêve de pouvoir faire mon Doc à moi et de retrouver la grande Maryanne perdue que j’étais à 16 ans. Et je déboulerais en trombe dans ma DeLorean en criant : « Non Maryanne, ne fais pas ça ! C’est moi, je suis Toi dans le futur ! Si tu fais ce choix-là, tu tomberas dans le vortex de l’ennui infini et de la désolation de ton âme ! »

Ça m’aurait épargné bien des errances… Mais en même temps, je ne saurais pas tout ce dont je sais aujourd’hui pour vous en faire profiter au travers de mon coaching Orientation & Sens de Vie®, héhéhé 🙂 !

J’ouvre une parenthèse — il y a d’ailleurs une chose à laquelle je crois profondément : toute expérience négative contient un enseignement positif, vous apprend quelque chose sur vous-même. Il suffit de le voir et de se saisir de cette occasion pour rebondir. Jouer à l’alchimiste et transformer le plomb en or.

Alors si vous vous êtes planté de voie, tout n’est pas perdu !

Ça vous permet au moins de vous connaître par l’expérimentation et à l’instar de Scarlett Johansson dans le film de Woody Allen « Vicky, Cristina, Barcelona’, de dire : “je ne sais pas ce que je veux, mais je sais que je ne veux pas ça ! » et d’identifier plus facilement vos gros cailloux.

D’ailleurs, vous a-t-on déjà raconté la fable des gros cailloux ? Si non, elle est juste en dessous.

Fable des gros cailloux

Afficher l'image d'origineUn jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines.

Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux professeur n’avait donc qu’une heure devant lui. Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux professeur sortit un grand pot qu’il posa face à lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : « Oui ». Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? ».

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot. Le vieux professeur leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :

« Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit :

« Probablement pas ! ». « Bien ! » répondit le vieux professeur.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une casserole de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Le vieux professeur leva alors les yeux vers son groupe et demanda :

« Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondit le vieux professeur « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Ce que j’ai voulu vous démontrer, c’est que, si je n’avais pas placé les gros cailloux d’abord, jamais je n’aurais pu mettre tout cela dans le bocal ».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience, de l’évidence de ces propos. Le vieux professeur leur dit alors :

« Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? »

« Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Prendre le temps … ? Ou… toute autre chose ? Et que faites-vous de vos gros cailloux dans votre agenda ?

Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable, l’eau), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n’oubliez pas de vous poser la question :

Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ? 

Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie) ».

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et quitta la salle.

Que faut-il comprendre ?

Qu’il est hyper important de mettre dans le seau, en premier, les choses prioritaires et fondamentales dans votre vie ! Sinon, votre existence sera composée de peccadilles dont vous n’aurez cure. Vous passerez alors à côté de votre bonheur et de votre épanouissement personnel.

C’est pour cette raison que dans Orientation & Sens de Vie®, nous faisons ensemble un important travail sur ce qui compte à vos yeux, notamment au travers d’un questionnaire unique que j’ai créé mais aussi d’autres outils.

 

Et si on s’est trompé, comment retrouver sa voie ?

La vie est tout sauf un long fleuve tranquille.

Vous vous êtes trompé de chemin ? Certains auront envie de tout envoyer valser pour opérer un changement complet. Mais est-ce la bonne et unique solution pour retrouver sa route ?

L’idée communément admise : tout changer (radical)

À ce propos, j’aime bien un témoignage que j’ai lu dans Matin Magique, et qui illustre parfaitement cette connexion à soi-même et l’importance de garder son cap.

C’est l’histoire d’une personne qui voulait aller en Afrique depuis toujours. Elle sentait un appel vers ce lieu et avait envie d’aventure. Mais la pression sociale et familiale avait eu raison de son rêve.

Jusqu’au jour où, n’y tenant plus, elle a dû faire un choix. Celui de briser les chaînes qui entravaient son bonheur. Car la vie qu’elle menait était aux antipodes de ce à quoi elle aspirait !

Elle avait perdu son cap, mais a soudain viré de bord pour repointer son étoile polaire, plein nord sur elle-même ! C’est un exemple admirable de courage et de respect de soi. Voici son récit :

Récit de la jeune femme partie en Afrique

« Depuis mon enfance, j’avais envie de partir visiter l’Afrique. Manquant de moyens, je n’ai jamais pu le faire et mes parents ont toujours essayé de me convaincre de ne pas partir… de terminer mes études, de garder mon boulot stable, etc.

À mes 27 ans, j’étais mariée depuis un an; on venait d’acheter un appartement magnifique et on essayait d’avoir un bébé. J’avais tout. Un homme respectueux, un vrai «gentil», une place stable dans une école avec de super collègues.

Mais je n’étais pas heureuse. J’ai toujours été un peu en marge, mais je m’étais lancée dans la vie que la société me faisait miroiter comme celle qui apporte le bonheur. J’ai donc quitté mon mari, dont je n’étais plus amoureuse depuis longtemps, sans vouloir me l’admettre. Et j’ai postulé pour partir voir, enfin, l’Afrique.

Ça a été difficile… Quitter mes amis, annoncer la nouvelle à ma maman qui a du mal à couper le cordon. Mais j’ai pris ma valise et je suis partie.

« j’ai réalisé à quel point on nous met en tête quels sont les standards de vie et matériels qu’il faut avoir pour être heureux. »

Aujourd’hui, j’ai fêté mes 29 ans dans mon nouveau chez-moi, au Togo. Je vais avoir 30 ans, et je n’ai pas de mari, de labrador ou d’enfant en route (même si je désire être maman).

J’ai une salle de bain sans douche, je me lave à la bassine. J’ai une relation compliquée avec un homme, mais je me sens bien quand il est là, et j’arrête de penser à ce qui pourrait arriver avec lui dans un mois. Je profite de chaque moment, je savoure.

J’ai fait le point le jour de mon anniversaire, et j’ai réalisé à quel point on nous met en tête quels sont les standards de vie et matériels qu’il faut avoir pour être heureux.

C’est la première fois que je me sens aussi sereine, aussi fière de moi. Et je suis arrivée là en sortant des sentiers battus, en faisant ce qui me plaît réellement. En arrêtant de me dire «c’est normal» ou «c’est pas normal».

Aujourd’hui, je me force à lâcher prise, à ne pas toujours lutter contre mes envies et mes peurs, et cela me permet de me sentir mieux dans ma vie.

Je pense que le plus important est de suivre son instinct et de ne pas se limiter à nos plans d’avenir, car on ne sait jamais ce qui peut arriver.

O.
Lomé, Togo »

Et là, vous me dites de votre petite voix flûtée :
« Euuuh… Oui, c’est bien gentil, mais Maryanne, tout le monde ne peut pas tout plaquer comme ça du jour au lendemain ! »

 

La voie du milieu : se recentrer et se respecter

Non, on n’est pas obligé de tout quitter. Enfin, sémantiquement parlant, si.

Mais je vous l’accorde, tout le monde n’en a pas la possibilité ou n’a pas envie d’une transformation aussi radicale. Mais de toute façon,
on n’a pas besoin de tout révolutionner pour changer de vie, ni de partir en Afrique ou dans une bergerie au fin fond du Larzac si ce n’est pas notre truc ! (mais plus on aura fait le grand écart au départ, plus le virage pourra être raide…)

Non, un nouveau départ demande avant tout de procéder à une sérieuse introspection et de faire le point pour trouver sa place et son axe de vie afin de faire des choix en accord avec notre nature à l’avenir. Et il pourra s’agir de grands changements comme de simples ajustements.

Encore faudra-t-il avoir le courage de les mettre en œuvre !

Car souvent, nous sommes notre propre obstacle. Nous sommes enfermés dans nos vieux schémas, et même si nous avons compris ce qu’il fallait changer, nous n’osons pas le faire. Nos peurs nous empêchent de respecter nos envies et notre nature, et d’aller vers une transformation salutaire.

En se libérant de ses peurs et de ses croyances limitantes, on vit différemment et cela permet d’oser ensuite un renouveau cohérent avec soi.

Car dès qu’on pense autrement, on voit les choses sous un angle nouveau et l’on n’agit plus de la même manière. Ce qui nous paraissait impossible avant ne l’est plus !

 

La voie de secours : composer avec l’existant et corriger le tir

Parfois, vos rêves s’éloignent indubitablement. Comment réussir à dépasser cet amer sentiment d’échec ? Faut-il abandonner définitivement la lutte ?

Sachez que vous pouvez quand même vous rapprocher de votre cap.

Je prends un exemple : vous aspiriez à devenir footballeur professionnel. Mais vous n’avez pas le niveau.

Que faites-vous ?

Je crois savoir : votre première réaction va être de tout remettre en question par dépit, car le deuil de ce rêve brisé est trop dur à vivre ! Vous décidez de vous reconvertir en vendeur dans une boutique de bricolage ! Ben tiens !

Mais vous savez bien que ce n’est pas la bonne solution.

Changer de voie est une chose. Mais encore faut-il rester dans le sillage du métier de vos rêves pour vous épanouir.

Vous pourriez alors :
– chercher un emploi de vendeur dans un magasin de sport ;
– vous réorienter vers le journalisme sportif ;
– devenir entraîneur pour jeunes dans un club local pour le loisir.

Pour reprendre la métaphore du voyage : si votre destination de rêve est le pays du sport, mais que devenir sportif professionnel est inatteignable pour vous, choisissez malgré tout la région voisine, avec un métier qui touche à ce domaine, ou gravite autour. Car tôt ou tard, le chagrin sera passé et vous éprouverez un manque à vous être éloigné ainsi de votre passion.

Lorsqu’un job s’éloigne de votre idéal, il faut que l’environnement dans lequel vous allez travailler ait le plus de sens pour vous, et respecte vos valeurs. Sinon, vous risquez d’abîmer au fil du temps votre motivation pour une profession qui vous plaît tout de même, mais qui n’était pas votre premier choix.

Autre exemple : un jeune homme veut être pilote de ligne, mais échoue aux examens. Son rêve est brisé. Il fait une reconversion vers le métier d’agent des opérations aériennes qui est à la fois technique et aéronautique. Il communique tous les jours avec les pilotes, vole par procuration et assouvit ainsi sa passion pour l’aviation.

Je vous laisse méditer sur ce point : « Bien s’orienter ne se résume pas à choisir un métier ».

Ainsi, vous avez noté que trouver sa voie ne se résume pas à choisir uniquement un métier. Il s’agit là véritablement d’élaborer un projet de vie. Vous avez également vu que pour y arriver, il vaut mieux bien se connaître afin de déterminer un objectif cohérent et aligné mais que cela consiste aussi parfois à bâtir un plan B de secours. Ainsi, vous pourrez garder votre cap existentiel. Mais tout ceci n’est pas un exercice facile, car on manque souvent d’objectivité sur soi. Alors si vous vous sentez perdu ou ne savez pas par où commencer, n’hésitez pas à vous faire accompagner.

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